Précisions sur l'utilisation des polices de caractères

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Substance2004
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Joined: 11/05/2013

Bonjour à tous,

J'aimerai aborder un sujet important pour les graphistes pro ou amateurs qui souhaitent utiliser sous Trisquel des logiciels libres comme Inkscape, Gimp, Scribus ou même encore Blender, les logiciels de conception web ou le pack Libre Office, l'utilisation des polices de caractères.

Déjà, j'aimerai faire la distinction entre logiciel libre et fichiers de police de caractères :

Si le logiciel libre permet à l'utilisateur de pouvoir regarder librement le programme, je me demande en quoi il est important d'aller voir la source des fichiers des fontes ? A moins que l'empattement d'une lettre en particulier ne plaise pas et qu'elle soit modifiable...
Dans ce cas, c'est la création originale (comme la Linux Libertine) que l'on modifie (en cela j'oppose l'idée de création artistique libre, non soumise au droit d'auteur, et de logiciel libre).

Une première question : y-a-il une différence entre fichiers utilisés par les systèmes Windows, Apple et Linux ?

Cette question peut être importante :

Dans le cadre d'un travail spécifique, un client n'utilise QU'UNE FONTE SPÉCIFIQUE et elle peut être achetée sur un site de vente de fonte. Pourra-t-il l'utiliser sur Trisquel ? Ou pourra-t-il utiliser celles qu'il a acheté légalement avant son switch sur Trisquel ?

L'utilisateur averti du logiciel non privateur y voit-il un inconvénient ?

MagicFab
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Joined: 12/13/2010

Le 2014-04-09 06:23, name at domain a écrit :
> Une première question : y-a-il une différence entre fichiers utilisés
> par les systèmes Windows, Apple et Linux ?

D'un point de vue technique, non.

D'un point de vue licences/droits, oui.

Le cas le plus connu sont certainement les polices dites "Core Fonts" de
Microsoft:

Andale Mono
Arial Black
Arial (Bold, Italic, Bold Italic)
Comic Sans MS (Bold)
Courier New (Bold, Italic, Bold Italic)
Georgia (Bold, Italic, Bold Italic)
Impact
Times New Roman (Bold, Italic, Bold Italic)
Trebuchet (Bold, Italic, Bold Italic)
Verdana (Bold, Italic, Bold Italic)
Webdings

Le paquet ttf-liberation offre les variantes libres Liberation Sans,
Liberation Sans Narrow, Liberation Serif et Liberation Mono compatibles
en taille avec respectivement Arial, Arial Narrow, Times New Roman et
Courier New.

La restriction principale des polices de Microsoft est celle de
redistribution, dans tout les cas ma compréhension est qu'elles ne sont
pas libres.

Source:
https://packages.debian.org/fr/squeeze/ttf-mscorefonts-installer
http://fr.wikipedia.org/wiki/Liberation_%28police_d%27%C3%A9criture%29
http://corefonts.sourceforge.net/faq8.htm

>
> Cette question peut être importante :
>
> Dans le cadre d'un travail spécifique, un client n'utilise QU'UNE
> FONTE SPÉCIFIQUE et elle peut être achetée sur un site de vente de
> fonte. Pourra-t-il l'utiliser sur Trisquel ? Ou pourra-t-il utiliser
> celles qu'il a acheté légalement avant son switch sur Trisquel ?

Techniquement, oui, il pourra l'utiliser dans Trisquel.

>
> L'utilisateur averti du logiciel non privateur y voit-il un
> inconvénient ?

Oui, car si on permet oublie sa présence, cette police manquera lors
d'une nouvelle installation, transfert etc. et le document dont elle
fait partie sera inutilisable.

Surtout, on ne peut la partager librement, c'est mon critère principal.
Si je donne mes travaux à un imprimeur qui aime mes choix de polices, je
veux qu'il puisse les copier sans me poser de questions et sans tomber
dans l'illégalité :)

F.

--
Fabián Rodríguez - XMPP/Jabber+OTR: name at domain
http://trisquel.magicfab.ca

Magic Banana

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Joined: 07/24/2010

Voilà l'argumentaire "à la rms" (voir sa conférence "Copyright vs. Community"):

Une police d'écriture sert à accomplir un travail et celui ou celle qui accomplit le travail en mérite le contrôle. En cela, les polices d'écriture tombent dans la même catégorie que le logiciel et devraient être distribuées selon les termes de licences qui n'enfreignent aucune des quatre libertés : liberté d'utiliser, d'étudier/modifier, de distribuer à l'identique et de redistribuer les versions modifiées. Sans ces quatre libertés, une police d'écriture ne sera jamais distribuée par le projet Trisquel.

Les œuvres d'art ne servent pas à accomplir un travail mais à avoir un "impact" sur le spectateur ou la spectatrice (il ne s'agit plus d'un utilisateur ou d'une utilisatrice). Dans ce cas, le spectateur n'a pas besoin de la liberté de modifier l'œuvre. C'est très bien si l'auteur lui laisse cette possibilité mais lui refuser ne veut plus dire "bafouer une liberté fondamentale". En revanche, le spectateur ou la sectatrice doit toujours être libre de distribuer l'œuvre (tout du moins sans but lucratif) pour une raison éthique fondamentale : partager est bon et rien ne devrait jamais interdire le partage.

Substance2004
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Joined: 11/05/2013

C'est assez compliqué de se prononcer sur le caractère libre d'une fonte comme la Verdana car en ce qui concerne cette création, elle est l'œuvre de Matthew Carter mais la propriété est celle de Microsoft.

Elle semble gratuite d'utilisation, mais je ne sais pas si le fichier soit modifiable.

Il y a des situation intermédiaires dans le cas où la création était encore sous droit d'auteur mais où il y avait des similitudes dans la forme : l'Helvetica (donnée avec l'os d'Apple) et l'Arial (avec l'os de Microsoft).
Perso, je préfère l'originale à la copie.
https://www.fonts.com/content/learning/fyti/typefaces/arial-vs-helvetica

Ce qui me chagrine un peu avec Linux, c'est que les graphistes pro ou amateurs ne se sont pas penché sur la question des fontes qui sont dans le domaine publique.

Prenons l'excellent cas de la Garamond (crée par Claude Garamond (1480-1561)). Apple a dépensé énormément de fric juste pour l'utiliser pour sa charte graphique et l'intégrer gratuitement dans son OS.

Tout comme Étienne Robial qui a légèrement retravaillé la Futura pour faire la fonte de Canal +.

Je peux comprendre que des sociétés soient en mesure de rassembler des graphistes capables de faire une police qui marche bien à l'écran et à l'impression, mais concernant les critères esthétiques, les artistes, graphistes et historiens de l'art sont incapables de se sentir concernés pour faire une police entièrement gratuite et libre de modification : Je suis passé sur le musée Bodoni, un très grand concepteur de police italien du XVIIIème siècle et dont sa police est très connue, on ne peut pas télécharger la police gratuitement. http://www.mb-museobodoniano.it

Il y a une profusion de polices qui ressemblent à... alors que je ne peux pas trouver des classiques dans ce qui est installé.

Même Albrecht Dürer en a crée...

J'espère que cette petite conversation proche de l'art alertera les informaticiens professionnels dans leurs futures conversations avec des collègues.

Pourquoi la Free Software Fondation ne collaborerait-elle pas avec les musées ?

Il y en a assez que Google pille les musées !

shokin
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Joined: 03/01/2013

"Oui, car si on permet oublie sa présence, cette police manquera lors
d'une nouvelle installation, transfert etc. et le document dont elle
fait partie sera inutilisable."

Si on a exporter au format pdf, le pdf restera lisible ?

Pour ma part, je me contente des polices libres installées (j'utilise la Linux Libertine O). Enfin, je crois que toutes celles installées avec Trisquel 6.0 sont libres.

Magic Banana

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Joined: 07/24/2010

Les polices de caractères distribuées par Trisquel (dans le système par défaut ou depuis les dépôts) sont libres.